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Période en cours : les mesures s'affinent jusqu'à la fin de la période. Les périodes précédentes restent consultables, avec leurs propres chiffres.

À la rentrée, on croit les crèches pleines.
Nos données disent autre chose.

Babily est le calendrier partagé entre les crèches françaises et les familles. Cette position nous donne une vue que personne d'autre n'a : l'occupation réelle des crèches, jour par jour. Voici ce qu'elle raconte de la rentrée — et de quelques idées reçues sur l'accueil du jeune enfant.

1 403 crèches ont déjà utilisé Babily, en France et outre-mer, sur les 17 000 du pays
57 329 parents inscrits, pour 47 618 enfants
943 381 places rendues disponibles depuis la création (1 place = 1 journée d'accueil)
23 % de ces places ont trouvé une famille : tout le reste est resté vide

Chiffres arrêtés au 22 septembre 2026.

Le baromètre Babily de la rentrée

Le taux d'occupation des crèches qui restent ouvertes, jour après jour. Ce n'est pas une estimation : c'est la somme des créneaux réellement proposés et réellement réservés.

Taux d'occupation des crèches ouvertes — rentrée 2026 Une barre par jour, du 1er juin au 31 octobre. Sous l'axe : la part du parc totalement fermée ce jour-là.
lundi 1er juin
34 % d'occupation
1 % du parc fermé
mardi 2 juin
39 % d'occupation
1 % du parc fermé
mercredi 3 juin
32 % d'occupation
1 % du parc fermé
jeudi 4 juin
39 % d'occupation
1 % du parc fermé
vendredi 5 juin
34 % d'occupation
1 % du parc fermé
samedi 6 juin
46 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 7 juin
0 % d'occupation
lundi 8 juin
32 % d'occupation
1 % du parc fermé
mardi 9 juin
36 % d'occupation
1 % du parc fermé
mercredi 10 juin
29 % d'occupation
1 % du parc fermé
jeudi 11 juin
35 % d'occupation
1 % du parc fermé
vendredi 12 juin
30 % d'occupation
2 % du parc fermé
samedi 13 juin
100 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 14 juin
0 % d'occupation
lundi 15 juin
32 % d'occupation
1 % du parc fermé
mardi 16 juin
35 % d'occupation
1 % du parc fermé
mercredi 17 juin
31 % d'occupation
1 % du parc fermé
jeudi 18 juin
35 % d'occupation
0 % du parc fermé
vendredi 19 juin
31 % d'occupation
1 % du parc fermé
samedi 20 juin
39 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 21 juin
0 % d'occupation
lundi 22 juin
29 % d'occupation
0 % du parc fermé
mardi 23 juin
32 % d'occupation
0 % du parc fermé
mercredi 24 juin
29 % d'occupation
1 % du parc fermé
jeudi 25 juin
33 % d'occupation
1 % du parc fermé
vendredi 26 juin
31 % d'occupation
1 % du parc fermé
samedi 27 juin
59 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 28 juin
0 % d'occupation
lundi 29 juin
33 % d'occupation
0 % du parc fermé
mardi 30 juin
35 % d'occupation
2 % du parc fermé
mercredi 1er juillet
30 % d'occupation
1 % du parc fermé
jeudi 2 juillet
35 % d'occupation
1 % du parc fermé
vendredi 3 juillet
33 % d'occupation
5 % du parc fermé
samedi 4 juillet
24 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 5 juillet
0 % d'occupation
lundi 6 juillet
29 % d'occupation
1 % du parc fermé
mardi 7 juillet
34 % d'occupation
1 % du parc fermé
mercredi 8 juillet
30 % d'occupation
1 % du parc fermé
jeudi 9 juillet
32 % d'occupation
2 % du parc fermé
vendredi 10 juillet
27 % d'occupation
2 % du parc fermé
samedi 11 juillet
68 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 12 juillet
0 % d'occupation
lundi 13 juillet
19 % d'occupation
12 % du parc fermé
mardi 14 juillet (férié)
6 % d'occupation
70 % du parc fermé
mercredi 15 juillet
26 % d'occupation
2 % du parc fermé
jeudi 16 juillet
32 % d'occupation
2 % du parc fermé
vendredi 17 juillet
27 % d'occupation
2 % du parc fermé
samedi 18 juillet
38 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 19 juillet
0 % d'occupation
lundi 20 juillet
26 % d'occupation
3 % du parc fermé
mardi 21 juillet
28 % d'occupation
3 % du parc fermé
mercredi 22 juillet
26 % d'occupation
3 % du parc fermé
jeudi 23 juillet
28 % d'occupation
3 % du parc fermé
vendredi 24 juillet
26 % d'occupation
4 % du parc fermé
samedi 25 juillet
44 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 26 juillet
0 % d'occupation
lundi 27 juillet
25 % d'occupation
17 % du parc fermé
mardi 28 juillet
26 % d'occupation
17 % du parc fermé
mercredi 29 juillet
23 % d'occupation
17 % du parc fermé
jeudi 30 juillet
25 % d'occupation
17 % du parc fermé
vendredi 31 juillet
23 % d'occupation
20 % du parc fermé
samedi 1er août
37 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 2 août
0 % d'occupation
12 % lundi 3 août
12 % d'occupation
65 % du parc fermé
mardi 4 août
16 % d'occupation
64 % du parc fermé
mercredi 5 août
16 % d'occupation
64 % du parc fermé
jeudi 6 août
16 % d'occupation
64 % du parc fermé
vendredi 7 août
15 % d'occupation
65 % du parc fermé
samedi 8 août
100 % d'occupation
0 % du parc fermé
lundi 10 août
32 % d'occupation
70 % du parc fermé
mardi 11 août
38 % d'occupation
69 % du parc fermé
mercredi 12 août
39 % d'occupation
69 % du parc fermé
jeudi 13 août
38 % d'occupation
69 % du parc fermé
vendredi 14 août
35 % d'occupation
69 % du parc fermé
samedi 15 août (férié)
13 % d'occupation
0 % du parc fermé
lundi 17 août
39 % d'occupation
65 % du parc fermé
mardi 18 août
38 % d'occupation
62 % du parc fermé
mercredi 19 août
32 % d'occupation
62 % du parc fermé
jeudi 20 août
37 % d'occupation
62 % du parc fermé
vendredi 21 août
36 % d'occupation
62 % du parc fermé
samedi 22 août
93 % d'occupation
0 % du parc fermé
lundi 24 août
29 % d'occupation
42 % du parc fermé
mardi 25 août
26 % d'occupation
15 % du parc fermé
mercredi 26 août
28 % d'occupation
10 % du parc fermé
jeudi 27 août
28 % d'occupation
10 % du parc fermé
vendredi 28 août
28 % d'occupation
10 % du parc fermé
samedi 29 août
0 % d'occupation
0 % du parc fermé
lundi 31 août
26 % d'occupation
9 % du parc fermé
mardi 1er septembre
21 % d'occupation
1 % du parc fermé
mercredi 2 septembre
20 % d'occupation
1 % du parc fermé
jeudi 3 septembre
20 % d'occupation
0 % du parc fermé
vendredi 4 septembre
17 % d'occupation
0 % du parc fermé
samedi 5 septembre
100 % d'occupation
0 % du parc fermé
lundi 7 septembre
17 % d'occupation
0 % du parc fermé
mardi 8 septembre
17 % d'occupation
0 % du parc fermé
mercredi 9 septembre
19 % d'occupation
1 % du parc fermé
jeudi 10 septembre
17 % d'occupation
0 % du parc fermé
vendredi 11 septembre
16 % d'occupation
0 % du parc fermé
samedi 12 septembre
0 % d'occupation
0 % du parc fermé
lundi 14 septembre
17 % d'occupation
0 % du parc fermé
mardi 15 septembre
18 % d'occupation
0 % du parc fermé
mercredi 16 septembre
19 % d'occupation
0 % du parc fermé
jeudi 17 septembre
19 % d'occupation
1 % du parc fermé
vendredi 18 septembre
17 % d'occupation
0 % du parc fermé
samedi 19 septembre
47 % d'occupation
0 % du parc fermé
dimanche 20 septembre
0 % d'occupation
lundi 21 septembre
17 % d'occupation
1 % du parc fermé
mardi 22 septembre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
mercredi 23 septembre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
jeudi 24 septembre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
vendredi 25 septembre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
samedi 26 septembre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
lundi 28 septembre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
mardi 29 septembre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
mercredi 30 septembre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
jeudi 1er octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
vendredi 2 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
samedi 3 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
lundi 5 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
mardi 6 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
mercredi 7 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
jeudi 8 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
vendredi 9 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
samedi 10 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
lundi 12 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
mardi 13 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
mercredi 14 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
jeudi 15 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
vendredi 16 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
samedi 17 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
lundi 19 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
mardi 20 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
mercredi 21 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
jeudi 22 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
vendredi 23 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
samedi 24 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
dimanche 25 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
lundi 26 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
2 % du parc fermé
mardi 27 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
mercredi 28 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
jeudi 29 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
1 % du parc fermé
vendredi 30 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
6 % du parc fermé
samedi 31 octobre
Jour à venir : occupation non mesurée
0 % du parc fermé
1er juin 1er juillet 1er août 1er septembre 1er octobre 31 octobre
Chaque barre : le taux d'occupation du jour (les week-ends sont estompés).
Le jour ouvré le plus creux mesuré à ce jour : lundi 3 août (hors jours de pont, qui ont leur propre mesure).
Bande du bas : part du parc totalement fermée, du clair (aucune crèche) au dense (tout le parc).
Jours à venir : les fermetures sont déjà déclarées et les places déjà proposées, mais les familles n'ont pas fini de réserver — nous n'y affichons donc aucun taux d'occupation.

À ce jour, le jour ouvré le plus creux rentrée 2026 est le lundi 3 août : 12 % d'occupation dans les crèches ouvertes.

À citer « Le lundi 3 août 2026, les crèches françaises ouvertes n'étaient occupées qu'à 12 % de leur capacité proposée » — baromètre Babily, 1 403 crèches françaises, rentrée 2026

Six sujets, si vous cherchez du débat

Nous ne sommes ni une administration ni un observatoire public : nous sommes un opérateur qui voit passer les places. Voici les sujets sur lesquels nos données disent quelque chose d'inattendu.

Les places manquantes existent : elles sont vides en août

Le pic de pénurie de places et le pic de places vides tombent le même mois. En août 2026, 6 512 places sont restées libres sur le seul parc équipé de Babily.

Entre 0 et 3 ans, il n'existe aucun centre de loisirs

Pour un enfant de 6 ans, l'été offre un écosystème entier : accueil de loisirs, centre aéré, colonie. Pour un bébé de huit mois dont la crèche ferme trois semaines : rien de comparable.

Aucun dispositif de relais estival n'a jamais été conçu pour la petite enfance. Est-ce un oubli, ou l'hypothèse silencieuse qu'un parent sera de toute façon disponible ?

Qui a le droit de faire garder son enfant en août ?

La fermeture estivale, ce sont des congés imposés par le mode de garde. Ceux qui l'encaissent le plus mal : indépendants, soignants, commerçants, saisonniers, familles monoparentales — celles et ceux qui n'ont pas quatre semaines à poser.

Mamie, premier mode de garde de France en août

Gratuit, invisible, absent de toute statistique publique. Et il s'effondre pour trois raisons qui se cumulent : départs à la retraite plus tardifs, éloignement géographique, grands-parents qui ont eux-mêmes des parents à charge.

Nous avons bâti une politique d'accueil sur une solidarité familiale que personne n'a jamais financée, ni même mesurée.

Et si on prêtait les berceaux ?

Un berceau, ça se partage. Quand une famille libère sa place — vacances, télétravail, journée chez les grands-parents — cette place peut servir à une autre le jour même. Appelons cela le berceau circulaire.

La solution ne coûte pas un berceau de plus. Elle coûte de l'information au bon moment.

Le faux casse-tête et le vrai

Trouver une place est un casse-tête plus surmontable qu'on ne le croit. Le vrai sujet, dont personne ne parle, c'est le prix : de 0,40 € à 10 € l'heure selon le type de crèche — et des aides que la plupart des familles ignorent.

Ce que la rentrée révèle

1

Le mur du 1er août, maintenant mesuré

Les réservations du mois d'août ont fait −72 % par rapport à juillet. La raison principale n'est pas le désintérêt des familles : les crèches ferment généralement cinq semaines par an, dont trois en août.

Le jour ouvré le plus creux de la période : lundi 3 août, avec 12 % d'occupation dans les crèches restées ouvertes.

À citer « En août 2026, les réservations de place en crèche reculent de 72 % par rapport à juillet : les crèches ferment en général cinq semaines par an, dont trois en août » — baromètre Babily, 1 403 crèches françaises, rentrée 2026

2

La reprise a une date

Les crèches ont retrouvé leur niveau d'occupation de juin le mardi 11 août : 38 % d'occupation, contre une médiane de 33 % pour un jour ouvré de juin.

À citer « À la rentrée 2026, les crèches françaises ont retrouvé leur niveau d'occupation de juin dès le mardi 11 août 2026 : 38 % d'occupation, contre une médiane de 33 % un jour ouvré de juin » — baromètre Babily, 1 403 crèches françaises, rentrée 2026

Les lundis et mardis sont les jours les plus fermés : ils servent souvent de journées pédagogiques de reprise.

3

« À la rentrée, tout est complet » : non

19 668 places sont encore libres en septembre 2026 sur le parc équipé de Babily. Une crèche « pleine » ne l'est pas tous les jours : huit enfants sur dix ne viennent pas cinq jours par semaine.

Septembre est aussi le mois des adaptations : des familles s'installent, d'autres renoncent, et le calendrier bouge toutes les semaines.

À citer « En septembre 2026, 19 668 places d'accueil sont encore libres dans les crèches françaises équipées de Babily » — baromètre Babily, 1 403 crèches françaises, rentrée 2026

Le mythe de la place à l'année

C'est probablement l'apport le plus contre-intuitif de nos données : la « place en crèche » telle qu'on l'imagine — du lundi au vendredi, de 8 h à 18 h, toute l'année — est une exception.

4

2 enfants sur 10 seulement sont accueillis à temps plein

Huit enfants sur dix ne viennent donc pas tous les jours. La répartition décroît de 5 à 1 jour par semaine, avec un pic à zéro : les familles sans contrat, celles du pur occasionnel.

Autrement dit : la moitié des familles ont un contrat de moins de quatre jours par semaine. Télétravail, micro-entreprises, métiers en horaires décalés — la myriade des situations réelles a pris le pas sur le modèle unique.

5

Même à temps plein, les familles réservent en plus

Pendant les vacances scolaires par exemple, dont elles n'avaient pas obtenu la garantie à la signature du contrat. Mais leur contribution la plus précieuse est inverse : elles libèrent leur place quand elles ne l'utilisent pas — vacances, maladie, rendez-vous médical, journée chez les grands-parents, ou simplement pour alléger la facture.

6

Quand une famille trouve sa crèche, elle s'y accroche

Les parents reviennent en moyenne 4 fois par mois et réservent 35 heures additionnelles chaque mois, durablement. De quoi créer de vrais repères pour les tout-petits, même sans avoir obtenu la place « idéale » en commission d'attribution.

7

La majorité des réservations se font crèche fermée

En dehors des horaires d'ouverture : tôt le matin, tard le soir, le week-end. La preuve que l'offre et la demande ne pouvaient pas se rencontrer avant le numérique : elles ne se croisaient jamais au bon moment.

Rappelons-le au passage : le métier en crèche, ce n'est pas de répondre au téléphone toute la journée.

Comment fonctionne vraiment l'accueil du jeune enfant

De quoi sécuriser un plateau : les repères indispensables, sans jargon.

8

Publiques, associatives ou privées — environ 30 berceaux

Les crèches françaises peuvent être municipales, associatives ou privées. Elles comptent en moyenne une trentaine de berceaux.

9

Les micro-crèches créent l'essentiel des nouvelles places

Douze enfants maximum, de gestion majoritairement privée. C'est le mode d'accueil qui se développe le plus, porté par des entrepreneuses et entrepreneurs souvent en reconversion.

10

Non, les grandes crèches ne sont pas des usines

Certaines structures affichent 45, 60, voire 80 à 100 places. Ce sont des pôles petite enfance : plusieurs sections, dans des espaces distincts, parfois à des étages ou dans des bâtiments différents, sous une adresse commune. Le taux d'encadrement reste strict et les conditions d'accueil sont contrôlées par les services de Protection maternelle et infantile (PMI).

11

L'encadrement minimum, si cela peut rassurer

Un professionnel pour 5 enfants qui ne marchent pas, ou pour 8 enfants qui marchent, ou globalement un pour six quel que soit l'âge.

La petite enfance concerne les enfants jusqu'à 3 ans, mais les crèches peuvent accueillir jusqu'à 4 ans : la première année de maternelle est parfois l'occasion d'une transition, en fin de journée ou le mercredi.

12

62 % d'occupation réelle

C'est le taux d'occupation réel du parc français. Il se distingue du taux facturé, qui peut être plus élevé : une absence tardive ou non justifiée reste parfois due. Dans certains départements, on est concrètement face à des crèches à moitié vides.

Source : CNAF (couramment appelée « la CAF »).

Le vrai casse-tête, c'est le prix

13

De 0,40 € à 10 € l'heure

En crèche municipale ou associative, le tarif horaire va de 40 centimes à 4 euros selon les revenus : c'est le régime dit « PSU » (prestation de service unique), où la CAF verse directement sa part à la crèche.

En micro-crèche privée, on bascule sur le régime « PAJE », où la famille paie d'abord : l'heure peut alors atteindre 10 euros. D'où une réputation tenace de mode de garde inaccessible.

14

Sauf que la PAJE ouvre droit au CMG

Le complément de mode de garde : une aide de la CAF à partir de 718 euros par mois, et jusqu'à près de 1 000 euros selon les revenus.

« À partir de » mérite d'être souligné : ce plancher est versé quel que soit le niveau de revenus du foyer.

15

Résultat : 1,50 € l'heure en micro-crèche privée

Aide déduite, l'heure en micro-crèche peut tomber sous le tarif d'une crèche municipale. Et encore plus bas avec le crédit d'impôt de l'année suivante.

Personne ne le dit, donc personne ne le sait. C'est un simple calcul à faire selon son profil — revenus, nombre d'enfants. Babily publie un simulateur pour cela.

Babily, en bref

16

Dix ans de projet, une société née en 2022

Le projet a dix ans. Il a commencé comme un cahier de vie numérique, est passé par la dématérialisation des attestations CAF, et a été prototypé sous sa forme actuelle en 2018. La société, elle, a été créée en 2022, le temps de trouver une croissance suffisante en sortie de crise sanitaire.

17

Dix personnes, à Lyon

Une équipe expérimentée et franchement enthousiasmée par l'impact de sa mission.

18

Premier fournisseur de places vacantes à MonEnfant.fr

La plateforme de référence des jeunes parents, éditée par la CNAF, permet de filtrer les crèches ayant des disponibilités — sans pouvoir les réserver. Babily en est le premier pourvoyeur de places.

Un décret du 25 août 2021 oblige les établissements d'accueil du jeune enfant à transmettre leurs disponibilités. Mais sans contrôle de véracité et sans sanction : l'obligation a peu été suivie.

Babily est également raccordé à une API récente de l'État permettant d'afficher le prix réel de la crèche pour chaque famille, dans le cadre du programme de simplification « Dites-le-nous une fois ».

19

8 millions d'euros générés pour la petite enfance

Depuis la création : 1,8 M€ en 2024, puis 2,8 M€ en 2025, soit une progression de 25 à 50 % par an. En juillet 2026, la contribution de toute l'année 2025 était déjà égalée.

Accueillir de jeunes enfants est un métier de passion, technique et à haute responsabilité — et, comme trop de métiers de passion, insuffisamment rétribué. Mieux utiliser les places vacantes, c'est aussi améliorer le budget des crèches : du matériel, du confort, et de quoi contribuer à la revalorisation des salaires.

20

Un quart des places proposées trouvent preneur

C'est mieux que rien, et très loin de suffire. Nous continuons de pousser contre le non-recours — ce phénomène bien connu de la CAF, fait de méconnaissance, d'hésitation, d'idées reçues sur les aides et de timidité — avec les crèches elles-mêmes, pour qu'elles communiquent davantage et ouvrent plus grand leurs portes.

Notre conseil aux jeunes parents

Au-delà du mois d'août, symboliquement fort.

Mettez de côté vos idées reçues

Allez voir les crèches. Rencontrez les équipes. Cherchez des dessins colorés sur les murs, du bruit dans la pièce et des sourires sur les visages. Puis demandez votre place : dans cette crèche, puis dans une autre.

Récoltez des devis, estimez vos aides, puis relancez — par téléphone, par courriel, sans relâche, tant que vous n'avez pas de refus. Idem pour la commission municipale : un refus n'est jamais définitif, retentez votre chance à l'édition suivante, deux mois plus tard.

Il ne faut pas avoir peur du refus. Il faut avoir peur du silence. Les professionnelles et professionnels de crèche ont des journées bien remplies ; ne leur en tenez pas rigueur, insistez. Les places libres vous attendent.

Note de méthode

D'où viennent ces chiffres

  • Cette page suit le calendrier : la période mesurée, le graphique et les constats changent avec la saison (fêtes de fin d'année, hiver et commissions, ponts du printemps, été, rentrée). Nous préférons une mesure fraîche sur le sujet du moment à un chiffre d'archive. Les douze mois précédents restent consultables via le ruban en haut de page : leurs chiffres sont ceux de la période concernée, mesurés sur les journées écoulées.
  • Les quatre grands chiffres du haut de page sont des cumuls depuis la création de Babily, arrêtés au dernier jour de la période affichée. En remontant le ruban, on lit donc aussi la progression du projet. Une crèche y est comptée si elle avait ouvert et diffusé des places à cette date, une famille à sa première demande de place, une place au jour d'accueil proposé.
  • Sauf mention contraire, les chiffres sont mesurés sur le parc de crèches équipées de Babily : environ 1 403 établissements sur les 17 000 que compte le pays, soit près d'un dixième du parc. C'est un échantillon large, mais ce n'est pas un recensement national.
  • Le taux d'occupation rapporte les heures d'accueil réservées aux heures réellement proposées par les crèches, jour par jour. Les jours de fermeture sont comptés à part : une crèche fermée ne dégrade pas le taux d'occupation des crèches ouvertes.
  • Le jour le plus creux est cherché sur la période affichée, parmi les jours ouvrés déjà écoulés : sans cela, le plancher tomberait mécaniquement un dimanche, ou sur un jour à venir où les familles n'ont simplement pas encore réservé. Les jours de pont en sont exclus — ils gagneraient à chaque fois, et ils ont leur propre mesure.
  • Les pics de fermeture excluent les jours fériés et les week-ends. Un 14 juillet, un 15 août ou un 25 décembre ferme presque tout le parc : c'est exact, mais cela ne dit rien de la façon dont les crèches organisent leur année. Le « parc » qui sert de référence est l'ensemble des crèches actives sur Babily pendant la période mesurée, qu'elles aient proposé des places ou déclaré une fermeture.
  • Les variations d'un mois à l'autre ne sont publiées que sur des mois terminés. Comparer un mois en cours à un mois complet exagérerait la chute ; nous préférons alors la valeur de notre dossier de presse. Même principe pour une période encore à venir : nous publions ce qui est déjà déclaré (les fermetures le sont à l'avance) et, pour le reste, la même mesure de l'année précédente, datée comme telle.
  • Toute extrapolation au territoire national est signalée comme telle dans le texte. Nous préférons donner un ordre de grandeur assumé qu'un chiffre faussement précis.
  • Le taux d'occupation national de 62 % et le cadre réglementaire (encadrement, PSU, PAJE, CMG, décret du 25 août 2021) sont des données publiques, principalement CNAF.
  • Les mesures de cette page sont recalculées automatiquement plusieurs fois par jour. Nous fournissons volontiers les séries complètes, ainsi que le détail des calculs, sur simple demande.

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